Les
oiseaux des Laurentides -- Chronique
11
Connaître nos oiseaux... les Pics.
Les picidés ou les
pics-bois
210 espèces dans le monde, 23 en Amérique, 13 au Canada et au
Québec 9.
Nous connaissons le Grand pic, le pic chevelu, mineur, maculé, tridactyle, à
tête rouge, à dos noir, à ventre roux et flamboyant, soit
9 sortes de pics.
La plupart sont permanents, c-à-d qu’ils habitent ici toute l’année à l’exception
du Pic maculé et du Pic flamboyant (pic doré) qui migrent vers le sud à tous
les hivers.
Identification
Il est assez facile d’identifier les Pics, ces oiseaux qui veillent à l’entretien
de nos arbres. Bien que les pics se nourrissent sur l’écorce des arbres pour
y déloger les insectes qui y sont enfouis et creusent des cavités pour nicher,
ces oiseaux n’endommagent pas les arbres sains. Ils ne visent que les arbres
déjà attaqués par les champignons car leur bois est plus mou et donc plus
facile à creuser. Les trous creusés par les pics seront très souvent
réutilisés par les Mésanges, Sittelles, Hirondelles, Merles bleus ou même
les Étourneaux. Si certains pics creusent des petits trous dans un de vos
arbres pour y boire la sève, il ne faut pas s’inquiéter, l’arbre en est
nullement affecté.
Les distinguer
Notons que les plus fréquents près de la maison sont le Pic mineur et le Pic
chevelu. Ces pics noir et blanc ont une forme très semblable sauf que le Pic
chevelu a un bec beaucoup plus long. Les mâles de ces deux espèces ont une
tache rouge derrière la tête. Le Pic maculé est celui qui perce une série de
trous à l’horizontal pour y boire la sève et manger les insectes. Le Pic
flamboyant se nourrit au sol, souvent de fourmis et d’insectes avec sa très
grande langue et tambourine souvent sur des objets de métal dans la saison des
amours. Le Pic tridactyle, au lieu de percer des trous, détache l’écorce des
arbres et se nourrit des insectes qu’il trouve en dessous. Le Grand pic (de la
taille d’une corneille) martèle lentement comme un bûcheron et perce des
trous importants alors que le Pic à tête rouge fait des provisions en
entassant des sauterelles ou des noix dans les fissures des poteaux ou des
édifices. Le Pic à ventre roux et le Pic à dos noir sont plus rares au
Québec, souvent ne seront visibles qu’en forêt profonde.
Note : On peut attirer les pics autour de la maison avec du gras ou de
beurre d’arachide que l’on place dans des trous faits dans une bûche avant
de la suspendre dans un arbre ou sous la corniche de la maison.
Gérald Gauthier =================
fin de la chronique =========== Retour
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