Les oiseaux des
Laurentides -- Chronique 23
Gros-bec errant, Coccothraustes vespertinus,
Evening Grosbeak

Famille des
fringillidés
: 139 espèces dans le monde, 15 en
Amérique, 12 au Canada et 10 au Québec
Durbec, Bec-croisé, Roselin, Sizerin, Chardonneret, Gros bec errant
Origine
Un oiseau de l'Ouest, installé dans l'Est à la fin du siècle
dernier, due à la plantation massive de l'érable à Giguère avec ses samares,
suivi des mangeoires avec tournesol. Un oiseau considéré comme granivore
mais aussi insectivore à la saison des nichées.
Un visiteur irrégulier :
Comment
expliquer son comportement qui une année prolifère aux mangeoires et l'année
suivante se fait bien discret. Essentiellement, sa structure sociale et ses
habitudes hivernales sont reliés à sa source de nourriture. Le Gros-bec errant
demeure en groupe et se nourrit de fruits ou de graines d'arbres dont la
production varie d'une année à l'autre et d'une région à l'autre, ce qui
l'empêche de se fixer à un endroit en particulier. Il se déplace donc
continuellement afin de profiter des endroits ou les graines et fruits abondent
et peuvent satisfaire le groupe.
Menu
varié :
Bien qu'il préfère les graines de
tournesol, il mange aussi les bourgeons de plusieurs arbres et arbustes. Quand
il mange des cerises, on peut l'entendre croquer les noyaux avec ses puissantes
mandibules. Il mange aussi de la neige, le sel sur les routes et boit la sève
des arbres. Au printemps, il ajoutera des insectes à son menu pour nourrir les
petits et pendant l'été, il se gave de chenilles comme source de
protéine.
Comportement aux mangeoires
:
On entend avec plaisir les Gros-becs qui
arrivent en bande serrée, à la mangeoire. Dans très peu de temps, Ils peuvent
manger d'énorme quantité de graines de tournesol. Ils semblent préférer les
mangeoires avec plates-formes, plateaux ou graines à même le sol. Alors qu'au
sol, ils ont un comportement assez harmonieux, aux mangeoires, ils sont souvent
plus agressifs, ouvrant leur bec et se menaçant l'un l'autre. On peut alors
noter, les oiseaux dominants.
Sont-ils en
déclin?
Un récent article de Normand David
indiquait que depuis 15 ans, même si le nombre de mangeoires a sans cesse
augmenté, les Gros-becs eux, ont diminué au Québec. La tordeuse étant
devenue moins abondante, les Gros-becs sont devenus moins nombreux car c'est une
nourriture importante pour eux, durant la belle saison. Les insecticides,
pesticides auront-ils raison des Gros-becs ???
Gérald
Gauthier ================= fin
de la chronique =========== Retour au menu