Les
oiseaux des Laurentides -- Chronique
25
Tourterelle triste,
Zenaida macroura, Mourning Dove
Famille des Colombidés: Dans
le monde 310, en Amérique 13, au Canada 4 et au Québec 3.
Pigeon biset, Tourterelle rieuse, Tourterelle triste
Dispersion : Photo : Isidor Jeklin, North American Birds
Une espèce qui s'est ajoutée à la liste des oiseaux du Québec dans les
années 20, mais il faudra attendre jusqu'en 1970 pour la voir nicher sur la
rive nord du St-Laurent. À partir des années 80, elle étend son aire de
nidification vers le Nord, les Laurentides, Abitibi, Mauricie, Côte Nord. Depuis
1990, la tourterelle est devenue abondante au Québec,
favorisée par les grands champs de maïs, les mangeoires et la
déforestation. Avant ce temps, cet oiseau était considéré seulement
migrateur, maintenant une bonne partie de sa population réside avec nous même
en hiver. Il lui arrive même de se geler les pattes jusqu'en perdre une
phalange ou des griffes.
Identification :
Cet oiseau, tel un pigeon a queue longue et pointue, aime les espaces dégagés
et n'est pas craintif de la présence humaine. On pourra facilement le voir
perché bien en évidence, où il lancera inlassablement les notes du chant doux
et mélancolique (hou hou hou) qui lui a valu son nom. Il s'envole en faisant
siffler ses ailes en saccades. Regroupées en bandes de 10, 20, 30 oiseaux, les
tourterelles se déplacent ainsi à la recherche de nourriture. Granivores,
elles fréquentent assidûment les plateaux où elles préfèrent le maїs
concassé, le millet, les graines de tournesol (ouvertes). Elle aime aussi les
graminées près des routes, des fermes et des bosquets.
Comportement :
La tourterelle passe souvent de longs moments à la mangeoire. Elle se nourrit
alors calmement ou reste plusieurs minutes, immobile, avant de continuer à
s'alimenter. Dès la fin de l'hiver, le mâle fera sa parade nuptiale en vol où
il fait claquer ses ailes, et ira devant elle au sol pour hocher la tête de
façon répétée et émettre un roucoulement prolongé. Dans les jours qui
suivent, la femelle fera son nid, en fait, une fragile plate-forme dans un
résineux, qui souvent ne résiste pas à un orage violent qui le fera tomber. Les deux parents participent pendant 15 jours, à l'incubation des 2 œufs blanc
pur. Au début, les petits sont nourris de "lait de pigeon" (liquide
crémeux et blanchâtre produit dans le jabot), plus tard de graines
régurgitées. C'est pourquoi on ne voit pas les tourterelles avec une becquée. Il y a généralement deux couvées par année et les derniers recensements
notent encore une progression de cet oiseau au Québec.
Gérald Gauthier =================
fin de la chronique =========== Retour
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