Les oiseaux des Laurentides   --   Chronique 26

Merle bleu de l'Est (Sialia sialis)    Eastern Bluebird

Sous-famille des Turdidés : Traquets, Grives, Merle d'Amérique,
Merle bleu, 
Dans le monde 99, Amérique du Nord 18, Canada 13 et Québec 10.

Dispersion :
Il y a 50 ans et plus, cet oiseau était assez commun au Québec, on l'appelait l'oiseau bleu.  Puis la progression du moineau et des pesticides, la disparition des clôtures de perches, favorisa son déclin.  Dans les années 70, des clubs américains installèrent des dizaines de nichoirs pour l'aider. C'était la création des sentiers de merles bleus.  À partir des années 80, au Québec, quelques individus et des clubs firent de même.  Au cours des années 90, son aire de nidification progressa vers les Laurentides, l'Abitibi et même vers la Côte Nord.  On peut maintenant dire que le Merle bleu est abondant au Québec.

Identification : (Photo tirée d'un calendrier)
Cet oiseau bleu avec la poitrine rousse et le ventre blanc aime les espaces partiellement dégagés car il se nourrit au sol de différents insectes. Les parcs, les fermes, les champs avec de l'herbe et quelques arbres ou arbustes à proximité sont favorisés pour installer son nichoir. On pourra le voir, perché sur une clôture ou une branche sèche pour se lancer vers le sol y chercher un insecte. Il revient alors au même perchoir pour manger. Pour le voir, allez en mai ou juin, sur la piste cyclable "Petit train du Nord" au km 96 à 104, (80 nichoirs) au pont Prud'homme (20 nichoirs) ou au Domaine St-Bernard. (30 nichoirs), Piste aérobique Arundel vers Weir (20 nichoirs)
Note : carte de membre = accès gratuit au Domaine.

Comportement :
En avril ou mai, le mâle s'installe sur un fil ou une branche dégagée pour lancer son chant afin d'attirer une femelle. Il peut ainsi chanter des jours et des jours pour qu'elle vienne enfin visiter les nichoirs de la région. Si elle rentre et sort d'un nichoir plusieurs fois, c'est le signal, elle est d'accord. Le mâle la poursuit et dès le lendemain elle commence à faire son nid. C'est le mâle qui contrôle alors les travaux. Il surveille les allées et venues de sa copine et souvent va lui lancer quelques cris si elle prend trop de temps à poursuivre son travail. Après quelques jours, le nid est prêt. Les 5 petits seront nourris par les 2 parents pendant 15 jours. Il y a parfois deux couvées et les derniers recensements notent une progression de ce très bel oiseau au Québec.


Gérald Gauthier  =================  fin de la chronique  ===========   Retour au menu


Note :

Un diaporama en mode PPS a été fait en copiant sans mon autorisation, une grande partie de mon texte. 
Ainsi, on me vole mes droits d'auteurs. Heureusement, il n'est pas sur un site Internet.