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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 41
Roselin pourpré :
( Carpodacus purpureus ) Purple Finch
Famille des Fringillidés (Durbec,
bec croisés, gros-bec, sizerin, chardonneret, roselin...
140
dans le monde, 15 en Amérique, 2 au Canada et 10 au Québec
Identification Photo
: Yves Leduc
Ce petit granivore, de la grosseur d’un moineau, est facile à reconnaître
par sa couleur. Bien que son nom mentionne pourpré, le mâle adulte est rouge,
non pourpré car pourpre est une couleur d’un rouge violacé, ce qui n’est
pas le cas. Comme le mentionne Peterson, on dirait qu’il a été saucé dans
du jus de framboise. Le mâle est rouge-rose terne mais plus vif sur la tête et
le croupion. Les ailes et la queue sont brunâtres. La femelle et les jeunes
sont bruns fortement rayés avec la joue foncée et une raie claire derrière l’œil.
On peut le remarquer dans le feuillage où il se nourrit de bourgeons, de
graines, de baies et d’insectes. On le voit souvent dans les parcs et les
jardins. Il viendra aux mangeoires car c’est un amateur de tournesol et de
millet. De plus son chant est très agréable, un gazouillis mélodieux
prolongé.
Habitat et nidification
Le roselin pourpré vit exclusivement en Amérique du Nord et surtout dans l’Est.
Sa migration l’entraîne vers le centre et le sud des États-Unis. Son cousin,
le roselin familier est un oiseau de l’Ouest introduit à New-York en 1940 par
des oiseleurs illégaux qui ont relâché leur cargaison pour éviter l’amende.
Celui-ci continue son expansion et est maintenant visible au Québec. Le roselin
pourpré fréquente les forêts claires, les sapinières, les prucheraies, les
plantations d’épinettes, les boisés de fermes ou de parcs. Il fera son nid
dans un conifère avec des brindilles, de l’herbe et des radicelles. L’intérieur
est garni d’herbes fines et de poils. La femelle assure seule l'incubation des
4 œufs bleus pendant 13 jours. Les petits sont nourris au nid par les deux
parents pendant 14 jours. En octobre, ils nous quittent pour le centre des
États-Unis.
Comportement
L’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec rapporte une parade nuptiale assez
exceptionnelle. ‘’Le mâle sautille d’abord sur le sol, la poitrine
bombée et les ailes pendantes. Puis battant des ailes de plus en plus vite, il
dresse la queue tel un troglodyte et émet un doux gazouillis avant de s’élever
30 cm dans les airs, les ailes vibrant comme celles d’un colibri pour retomber
aussitôt près de la femelle.’’ Par ce tour d’acrobatie digne du Cirque
du Soleil, nul doute que la femelle sera conquise et acceptera de partager le
nid douillet installé dans la partie touffue d’un conifère.
G. Gauthier ================= fin
de la chronique =========== Retour
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