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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 43
Grand Héron :
( Ardea herodias), Great Blue Heron
Famille des Ardéidés : Hérons, aigrettes,
butors…
63 espèces dans le Monde, 22 en Amérique du
Nord,
15 au Canada et 7 au Québec.
Identification
(Photo Pierre Bannon)
Voici le grand oiseau gris-bleu, le
plus connu des hérons. En vol, on remarque ce grand oiseau, qui se déplace
avec un battement d’ailes lent, son cou replié et ses pattes bien apparentes.
Mâles et femelles sont semblables. Ils ont une calotte blanche et une bande
noire au-dessus de l’œil qui se prolonge en une mince huppe noire. Cet
échassier de grande taille, à long cou et à long bec pointu peut mesurer 1,2
m de haut. On peut le voir pêchant près des cours d’eau ou dans les marais
ou les étangs. Il niche partout au Canada et aux États-Unis et il est au
Québec de la fin mars jusqu’en novembre. Il claque du bec et émet des cris
rauques et un « crônc » puissant.
Habitat et nidification
Le Grand Héron niche en colonie de 3 à 15 couples mais il existe des
héronnières qui en comptent des centaines. Le record mondial appartient à une
héronnière du lac St-Pierre qui compte près de 1000 nids. Le grand héron
fabrique un nid assez volumineux au sommet d’un arbre. Souvent il va choisir
un arbre dans un marais ou près de l’eau. Ainsi, on peut voir au Lac Héron
à moins de 10 kilomètres de Mont-Tremblant, une héronnière qui compte une
dizaine de nids. Depuis 15 ans, le club Ornithologique des Hautes Laurentides y
organise des excursions et tente de faire de ce site, un sanctuaire protégé.
La femelle pond quatre œufs qui seront couvés pendant 25-28 jours par les deux
parents. Ils seront nourris pendant 2 mois, de petits poissons, grenouilles,
écrevisses, couleuvres et petits mammifères. Cependant, il est établi que les
deux tiers des jeunes meurent la première année à cause des prédateurs, de
la faim ou de la chute du nid.
Comportement
Le Grand Héron est intéressant à observer, surtout lorsqu’il va à la
chasse (pêche). Il se tient immobile dans l’eau ou marche lentement jusqu’à
ce qu’il voie une proie. Puis, tout d’un coup, c’est une détente
instantanée du cou qui lui permet d’attraper sa victime. Il l’avalera tout
d’une pièce, tête première ou s’envolera pour nourrir ses petits.
Cependant, le grand héron surtout lorsqu’il nourrit ses petits, n’accepte
pas qu’on l’approche à moins de 100 mètres. Il risque d’abandonner son
nid. Il est donc conseillé d’aller au Lac Héron avec des jumelles pour ne
pas les déranger et il serait avantageux d’y installer un écran pour les
observer discrètement.
G. Gauthier =================
fin de la chronique =========== Retour
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