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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 46
Geai bleu :
cyanocitta cristata, blue jay
Famille des Corvidés :
117 espèces dans le monde, 16 en Amérique,
8 au Canada et 4 au Québec
Geais, corbeaux,
corneilles.
Identification
On reconnaît facilement cet oiseau bleu, huppé, bruyant, avec
des taches blanches voyantes sur les ailes et la queue. Mesurant de 26 à 30 cm,
il a un dessous blanchâtre et un collier noir. Il est facilement identifiable
par ses manières lorsqu’il s’installe à la mangeoire. Avec un cri perçant
et varié, parfois imitant le cri de rapaces, il y déloge tous les autres
oiseaux et se rend maître des lieux. Par contre, il peut émettre une sorte de
gazouillis touchant et des sifflements doux et agréables lorsqu’il est
dissimulé dans le feuillage, mais ces moments sont plutôt rares.
Habitat et nidification
On le voit partout dans les forêts mixtes en Amérique, surtout où il y a des
chênes et des hêtres. Il s’est adapté à la déforestation puisqu’on le
retrouve sur les terres agricoles, dans les banlieues, les parcs urbains et les
jardins. Les deux parents construisent en 5 jours leur nid dans un arbre,
surtout un conifère, de 3 à 5 mètres du sol. Le nid est fabriqué de
branchages, d’écorces, de mousse, de brins d’herbe, de laine et de papier.
L’intérieur est garni d’herbes fines, de radicelles et de plumes. Pendant
17-18 jours, les 4-5 oeufs sont couvés par la femelle pendant que le mâle lui
apporte sa nourriture en lui donnant la becquée, comme un bébé. Une fois les
oeufs éclos, les geais bleus sont de farouches défenseurs de leur
progéniture. Ils plongent en criant sur les écureuils et les chats, pour les
chasser, mais n’hésitent pas à en faire autant pour les humains qui s’approchent
de leur nid. Les petits restent auprès des adultes pendant plusieurs mois.
Nourriture et comportements utiles
A la fin de l’été, durant la mue, il prend des bains de fourmis (le
formicage) qui secrètent de l’acide formique. Cet acide détruit les
parasites des plumes et apaise les démangeaisons produites par la repousse des
plumes. Il est pratiquement omnivore, dévorant fruits, graines, noix, insectes,
oeufs d’oiseaux, poussins, souris, rainettes, escargots et poissons. Il aime
les graines de tournesol et du maїs concassé, il adore les arachides.
Chaque automne, il ramasse et cache un grand nombre de fruits durs. Avec sa
gorge extensible (poche gulaire), il peut transporter 5-6 glands par voyage sur
des distances allant jusqu’à 8 kilomètres. Les biologistes lui accordent le
mérite de reboiser des zones dénudées, créant ainsi des habitats pour d’autres
espèces. Enfin mentionnons qu’il est en progression vers l’Ouest grâce à
l’augmentation du nombre de postes d’alimentation.
Gérald Gauthier
================= fin de la chronique ===========
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