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Les oiseaux des Laurentides
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Chronique 49
Durbec des sapins : (Pinicola enucleador),
Famille des
Fringillidés 
140 espèces dans le Monde, 15 en Amérique du Nord,
12 au Canada et 10 au
Québec.
Identification
Le Durbec, de la grosseur d’un Merle d’Amérique, se reconnaît tout de
suite par son plumage rouge rosâtre, ses ailes sombres marquées de deux barres
alaires blanches et son bec robuste. La femelle et les jeunes sont gris avec la
tête et le croupion teintés d’olive. Avec son vol onduleux, on le voit dans
les forêts de conifères ou mixtes en bordure des milieux ouverts comme les
clairières et les cours d’eau où il y consomme les graines ou les fruits. En
hiver, il vient souvent en bande pour s’alimenter près des maisons. Son chant
mélodieux rappelle celui du Roselin pourpré. Il imite d’autres cris d’oiseaux,
comme le Mésangeai, le Merle d’Amérique ou le Grand Chevalier.
Habitat et nidification
Son territoire de nidification couvre tout le Québec jusqu’à la baie James,
particulièrement plus au Nord, dans la forêt boréale. Il fait son nid de
brindilles, d’herbe et de mousse dans la fourche ou sur une branche de
conifère (souvent une épinette) à 3-4 mètres du sol. Il garnit l’intérieur
de fines radicelles, d’herbe et de poil. La femelle y pond 4 oeufs tachetés
et les couve seule, pendant 13 à 15 jours. Durant ce temps, le mâle la
nourrit. Les deux parents nourrissent les petits au nid pendant 2 semaines et 3
autres semaines après la sortie du nid.
Nourriture et comportements
Le Durbec mange surtout des bourgeons et des graines des différents conifères.
Pendant la nidification, il ajoutera des insectes à son régime. En hiver, les
graines sous les mangeoires vont l’attirer près des maisons. Présent en
permanence dans les forêts boréales au nord de l’Amérique, de Europe et de
la Russie, c’est un oiseau qui n’effectue pas de migration proprement dite,
mais des déplacements ponctuels. Selon l’Atlas des oiseaux nicheurs, ces
déplacements se font les années où la production de cônes est faible dans la
forêt boréale. Comme l’a signalé Richard Desjardins dans son
film <L’erreur boréale>, cette forêt diminue par les coupes de
bois intensives, donc le Durbec des sapins est en déclin…
G. Gauthier ================= fin de la chronique ===========
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