Les oiseaux des Laurentides   --   Chronique 51

Paruline à flancs marron :  
Famille des Parulinés
sous-espèce des Embérizidés


115 espèces dans le Monde, 55 en Amérique du Nord, 
40 au Canada et 30 au Québec.


Identification

Dans les Laurentides nous avons la chance d’observer 27 espèces de parulines nicheuses. Ces petits passereaux sont brillamment colorés et nerveux.  Plusieurs se tiennent dans la cime des arbres, au point de donner mal au cou aux observateurs.  Le mâle a une calotte jaune, les flancs marron et le ventre blanc.  La femelle, très semblable a des couleurs moins vives. Son chant rapide dit , "si, si, si, si où vas-tu",  On peut aussi comprendre ‘’ti, ti, ti, huit, oui-tchou ’’

Habitat et nidification

Elle habite partout au Québec, dans les zones déboisées de la forêt boréale jusqu’aux conifères de la Baie d’Hudson et du Labrador.   On la retrouve donc dans les bois en regain, les clairières et les prés broussailleux.   Elle fait son nid dans un buisson dense ou un petit arbuste,   L’extérieur est composé de brins d’herbe, de plantes et de feuilles.  L’intérieur est tapissé d’herbes plus fines et de poils.  La femelle assure seule l'incubation des 4 œufs pendant 12 jours.  A la naissance, les petits sont nourris par les deux parents qui le feront aussi pendant 2 semaines après la sortie du nid.   En octobre, ils nous quittent pour l’Amérique centrale jusqu’au Panama.

Comportement

Dans les arbres, les parulines ont chacune leur niveau pour se nourrir ou faire leur nid.  Sauf pour chanter, la paruline à flancs marron passe la majeure partie de son temps à moins de 10 mètres du sol souvent sur les branches basses.  Elle mange les papillons, les chenilles, les pucerons les mouches et les araignées.  Elle fait souvent un deuxième nid par-dessus le premier.  Voila le truc qu’elle a développé pour lutter contre le vacher à tête brune qui vient parasiter son nid dans 30% des cas.  Pour voir ce bel oiseau, il suffit d’aller en excursion dans un milieu en régénération, c'est-à-dire là où apparaissent des peuplement 4 à 10 ans après une coupe ou un feu.  C’est donc un oiseau qui profite de l’exploitation forestière et de l’activité humaine en agriculture.



G. Gauthier  =================  fin de la chronique  ===========  
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