Les oiseaux des Laurentides   --   Chronique 52

Tyran huppé : (Myiarchus  crinitus),   Great Crested Flycatcher


Famille des Tyrannidés :
416 espèces dans le Monde, 34 en Amérique du Nord, 
14 au Canada et 9 au Québec.


Identification           
Photo : Marcel Gauthier
Cet oiseau porte bien son nom car intolérant et agressif, il n'hésite pas à faire fuir plusieurs espèces de passereaux, y compris ses congénères, son territoire devenant propriété exclusive.
Ce tyran, comme les moucherolles, s'élance de son perchoir pour attraper les insectes en vol pour aller les manger au sommet des arbres.  Il est identifiable par son chant, un ouîîrrp très sonore.  Ce bel oiseau de la grosseur d’un pic chevelu, se fait remarquer par sa huppe, son ventre jaune vif sa gorge et poitrine grise et sa queue d'un brun-roussâtre voyant.  Il a deux bandes alaires blanches et le bord des primaires teinté de marron.


Habitat et nidification

Avant, il nichait surtout dans les forêts à maturité, dominées par les grands feuillus.  Mais les coupes à blanc et la diminution de la forêt boréale du Québec, réduisent considérablement les cavités où il peut construire son nid.  Il doit s'adapter. C'est pourquoi on le retrouve maintenant surtout dans les milieux ouverts, donc dans une grande variété d'habitats : vergers, parcs urbains,  grands arbres près des champs agricoles, les érablières ou les boisés marécageux. Le nid était placé habituellement dans une cavité ou un trou de pic, on le trouve maintenant, aussi dans les nichoirs. La femelle fait un nid de matériaux divers, feuilles, paille, copeaux de bois.  Elle le termine d’herbe, de plumes, de poils et de mousse.  Elle y pond 5 oeufs et les couve seule, de 13 à 15 jours.  Le mâle l'aide à nourrir les petits.   Le Tyran huppé est présent au Québec, dans les forêts de feuillus de la Gaspésie jusqu'en Outaouais, en Estrie, et dans les Laurentides.  

Nourriture et comportements
Le Tyran huppé mange une grande quantité d’insectes et de larves : guêpes, abeilles, mouches, papillons, chenilles, sauterelles, grillons, libellules.  Il complète son régime par des araignées et des petits fruits.   Pour aider la nidification et modérer son déclin, il est suggéré par ''L'Atlas des oiseaux nicheurs'' d'installer des nichoirs artificiels dans les parcs, boisés de feuillus, les érablières et de maintenir les chicots.   Chose surprenante, il décore souvent l'entrée du nid, de peaux de couleuvre ou d'élément brillant comme du papier cellophane ou des pelures d'oignons.


Gérald Gauthier  =================  fin de la chronique  ===========  
Retour au menu