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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 59
Bruant hudsonien Spizella
arborea (American tree sparrow)
Sous-famille des Emberizinés :
Tohi, junco, bruants...
300 espèces dans le
monde, 46 en Amérique, 29 au Canada et 20 au Québec.
Identification
Photo : Pierre
Bannon
Voici le petit oiseau
brun, qui nous arrive du grand Nord après avoir niché dans les régions
froides de la toundra. Pour nous, il
est donc visible dès l'automne en volée vers le sud.
Les femelles vont hiverner plus au sud, au centre des États-Unis, alors
que les mâles seront assez abondants pendant l'hiver, au sud-ouest du Québec.
Il aime se nourrir au sol, dans les champs, les endroits buissonneux ou
sous les mangeoires, en grattant la neige. On
le reconnaît par sa calotte rousse, une tache en forme de V au centre de la
poitrine grise unie et un bec deux couleurs, noir et jaune.
Ce bruant a deux bandes alaires blanches et son dos est strié de noir et
de roux. Il a une bande rousse
derrière l'œil et une queue échancrée. On
entend alors son chant mélodieux : Tilouit, tilouit. Le
Bruant chanteur a aussi une tache dans la poitrine, mais c'est une poitrine
rayée.
Habitat et nidification
De septembre à mai, il habite aux États-Unis et au sud-ouest du
Québec. En mai, il retourne vers le
Nord pour y faire son nid au sol sur un tas d'herbes ou de mousses. L’extérieur
est composé de brins d’herbe, de plantes, de morceaux d’écorce et de
feuilles. L’intérieur est
tapissé de fourrure, de plumes et de poils.
La femelle assure seule l'incubation des 3 à 5 œufs pendant 12-13
jours. Le mâle la nourrit pendant
ce temps. A la naissance, les petits
sont nourris par les deux parents qui le feront aussi pendant 10-12 jours après
la sortie du nid. Ce bruant vit
environ 10 ans.
Comportement
Pendant son séjour dans les Laurentides, il est peu farouche et se laisse
approcher facilement. Il est bon de noter que c'est le seul bruant sur les
14 du Québec qui vient aux mangeoires, l'hiver.
Peterson l'a même surnommé "Le Bruant familier d'hiver".
Son aire de nidification étant très au nord, il n'est pas dérangé par
les activités humaines ou les prédateurs qui se promènent au sol comme les
chats, les écureuils ou les ratons laveurs.
De plus, la déforestation, le défrichement agricole et la présence de
nombreuses mangeoires en hiver, le favorisent pour trouver sa nourriture,
essentiellement des graines. Il n'est donc pas considéré en déclin
important. Au beau milieu de l'hiver, c'est le temps, sortez vos
jumelles et allez l'observer dans les haies, les bords de route, les terrains
vagues, les bosquets mixtes, les marais et autour des mangeoires.
Gérald Gauthier
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