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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 62
La Buse à queue rousse (Buteo
jamaicensis) (Red-tailed Hawk)
Famille des Accipitridés
Balbuzards, Pygargues, Éperviers, Busards, Buses, Autours, Aigles...
239 espèces dans le monde, 25 en Amérique du Nord, 13 au Canada, 11 au
Québec
Identification Photo
: Marcel Gauthier
La plus répandue et la plus connue des buses d'Amérique du
Nord, la Buse à queue rousse est parmi les plus grands oiseaux de proie du
Québec, après l'Urubu et les Aigles. Elle mesure 1,35m d'envergure et jusqu'à
66 cm de long. Ce rapace diurne est souvent observé au dessus des champs où il
se laisse planer en tournant. Ses grandes ailes et sa queue large lui permettent
de rester immobile face au vent pour observer les petits mammifères, ses proies
favorites. Certains auteurs disent qu'il est comme "épinglé dans le
ciel" malgré les vents. Sa queue rousse est très visible en vol. On peut
aussi remarquer une bande sombre sur l'abdomen avec une gorge et un dessous
blanc. On le voit aussi dans les forêts à clairière où il se perche avant
d'aller faire du "sur place", pour chasser. Cette buse possède
plusieurs teintes et les deux sexes sont semblables.
Habitat et nidification
La buse à queue rousse niche partout en Amérique du Nord, de l'Alaska jusqu'au
Mexique. En hiver, elle se rend jusqu'au Panama et aux Antilles. Au Québec,
elle est présente de la Baie James jusqu'à la frontière américaine. Le nid
est dans un conifère ou un feuillu, habituellement au sommet d'un grand arbre,
à proximité d'une clairière. Ce type d'habitat se trouve près d'une route,
d'une voie ferrée, d'une coupe à blanc ou d'une terre agricole. Elle y fait
une plate-forme de branches doublée d'écorce et de végétation sèche. La
femelle y pondra 2 à 4 oeufs, les couvera plus d'un mois et les jeunes seront
nourris par le couple pendant 6 - 7 semaines avant l'envol.
Nourriture et comportements
Pendant les mois de reproduction, mai, juin, juillet, on peut voir cette buse
perchée, en évidence, à la lisière d'une forêt, en attente d'une proie, une
souris, une musaraigne ou un campagnol. Elle peut aussi à l'occasion, saisir un
lièvre, un oiseau, un reptile, un amphibien ou même un grillon ou une
sauterelle. Les parents défendent leur nichée de façon assez agressive. Ils
survolent le site en faisant de grands cercles et en criant sans cesse.
L'observateur peut ainsi trouver le nid, assez volumineux, sans trop de
difficulté. Le nombre de buses observées, depuis 50 ans, tant aux États-Unis
qu'au Québec est en croissance. Il est probable que le déboisement massif de
nos forêts, le développement du réseau routier lui offre plus d'habitats de
chasse et de nidification.
Gérald
Gauthier ================= fin de la
chronique =========== Retour
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