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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 66
Goglu des prés, Dolichonyx
oryzivorus, Bobolink
Famille des Ictéridés : Carouges, Quiscales,
Vachers, Sturnelles, Orioles et Goglus,
97 espèces dans le monde, 20 en Amérique du Nord, 11 au Canada, 8 au Québec
Identification (Photo
: Michel Sokolik)
Si l'on décide d'aller miroiser (observer les oiseaux) à pied ou en vélo,
près d'un champ, on sera fasciné par une longue série de gazouillis joyeux
entremêlés de pincements de cordes de banjo. On découvrira alors ce chanteur
noir avec des taches blanches aux ailes et au croupion et une nuque jaune pâle.
Il a la taille d'un jaseur ou d'un merle bleu. On le verra perché sur des tiges
de foin ou décrire des cercles au dessus du champ pour attirer les femelles qui
sont bien différentes. Elles sont brunes, avec une calotte et un dos rayé de
brun, on dirait des femelles carouge.
Habitat et nidification
Le goglu niche dans les prés et les terres agricoles, au centre de l'Amérique
du Nord. Au Québec, on le rencontre à peu près partout dans les champs
cultivés. La femelle fait un nid simple d'herbes fines dans une légère
dépression, parfois dans un sillon creusé par un tracteur. Il sera souvent
caché dans les hautes herbes ou le trèfle. Elle y pondra 5 oeufs, les couvera
12 jours et les jeunes seront nourris par le couple pendant 11 jours avant de
quitter le nid. Ils suivront les parents à travers le champ pendant 4 - 5 jours
avant de voler. A tous les ans, le Goglu fait une grande migration qui le
conduit en Amérique du Sud, au cœur des pampas de l'Argentine. Au printemps
suivant, il reviendra au même champ. C'est la plus grande migration chez les
oiseaux chanteurs.
Nourriture et comportements
Au siècle dernier, à cause de son attrait pour les cultures de riz dans le
sud-est des États-unis, on le chassait pour le vendre dans les marchés et les
restaurants. On l'avait baptisé "Ricebird". Des études de Stokes
montrent que les goglus qui reviennent dans les mêmes champs ont établi une
hiérarchie. Les plus vieux sont dominants et s'installent au centre du champ
alors que les plus jeunes s'installent autour. Les jeunes sont nourris de
chenilles, sauterelles et de criquets.
Pendant le voyage de migration et pendant l'hiver en Argentine, il devient
granivore. Depuis 25 ans, on note une diminution de l'espèce, particulièrement
à cause des coupes de foin hâtives en juin, qui fauchent les nids. Presque
tous les oeufs ou les petits, encore au nid, sont détruits.
Gérald Gauthier =================
fin de la chronique =========== Retour
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