Les oiseaux des Laurentides   --   Chronique 68

La Gélinotte huppée (Bonasa umbellus) (Ruffed Grouse)
Famille
des Phasianidés :
Faisan, Perdrix, Tétras, Lagopède, Dindon, Colin, Gélinotte. 
214 espèces dans le monde, 21 en Amérique du Nord, 16 au Canada, 10 au Québec.


Identification   (Photo : Étienne Artigau)
Au Québec, cet oiseau terrestre, genre poule, est appelé perdrix. Sa cousine, la petite Perdrix grise habite surtout le nord des États-Unis. La Gélinotte est beaucoup plus nordique et se rencontre partout au Québec. A l'automne, les chasseurs de petits gibiers parcourent les sentiers ou les chemins de bois pour découvrir et tirer la Gélinotte. Oiseau solitaire et discret, il peut parfois nous surprendre par un envol soudain. On entend alors son battement d'ailes assez bruyant et après quelques coups d'ailes, il s'arrête à découvert dans le même milieu pour observer son prédateur. Le chasseur remarque alors sa longue queue et les barres sombres de ses flancs et d'un coup de fusil, l'ajoute à sa collection. C'est le plus chassé des oiseaux de cette famille.


Habitat et nidification

La Gélinotte habite dans les forêts de feuillus ou mixtes dans toutes les provinces canadiennes et plus au Nord, du Labrador jusqu'en Alaska. Au Québec, on la rencontre à peu près partout. Pour délimiter son territoire et attirer les femelles, le mâle se manifeste en déployant sa huppe et sa queue en éventail et fait vrombir ses ailes dans un tambourinage, bien caractéristique. Ce bruit de moteur est produit par les ailes qui battent contre le corps de l'oiseau. Sa parade lui est profitable puisqu'il s'accouple avec plusieurs partenaires. La femelle fait un nid tapissé de petites branches, d'aiguilles de pin, de feuilles et de plumes dans une légère dépression, à l'abri d'un tronc, d'une souche ou d'un buisson Elle y pondra de 10 à 14 oeufs, les couvera de 22 à 24 jours. Les petits sont nidifuges, ils quittent le nid quelques heures après l'éclosion et sont nourris encore 15 jours.


Nourriture et comportements

La Gélinotte ne migre pas, elle est même sédentaire. Dépendant de la saison, elle se nourrit de baies, de fruits, de noix, d'insectes, de graines d'arbres, de bourgeons, de reptiles, d'amphibiens, de champignons et de graines de mauvaises herbes. Le menu des jeunes comprend aussi des chenilles, des limaces et des criquets. Le mâle est connu par son tambourinage et la femelle par son imitation d'oiseau blessé, comme le pluvier. Malgré une chasse intense depuis de nombreuses années, on note pratiquement la même abondance depuis le siècle dernier.


Gérald Gauthier  
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