Les oiseaux des Laurentides    --  Chronique 6
 

Déjà la migration est en cours...
Le mois d'août achève et des dizaines d'espèces d'oiseaux nous ont quitté pour aller plus au sud.  Pourquoi partent-ils si tôt vers le sud?  Mentionnons tout de suite que la nourriture est l'élément essentiel de leur voyage vers le sud.  Il y a aussi d'autres facteurs, d'une part le voyage peut prendre plus d'un mois, vous comprendrez alors leur désir de profiter du beau temps.  D'autre part, il est inscrit dans leurs gènes que l'automne n'est pas une bonne saison pour voyager car les changements de saison occasionnent des problèmes pour trouver la nourriture, alors ils partent plus tôt.  Enfin, là-bas ils devront s'installer sur un terrain déjà occupé, donc, il y aura dans le sud, agressions, conflits et partage du site et de la nourriture, ce qui peut prendre quelques semaines avant de trouver une stabilité et un site pour l'hiver.  

Les nids vides à explorer.  
La période de nidification étant essentiellement mai, juin et parfois début juillet, nous pourrons à volonté explorer les nids que les oiseaux auront laissés vides.

Autour de la maison, il est temps de nettoyer les nichoirs 
On se rendra vite compte que les nids d'Hirondelles sont très sales alors que les nids de Merles bleus ou de Mésanges sont d'une grande propreté.  
On notera aussi que l'Hirondelle a ajouté quelques plumes, que la Mésange a trouvé de la mousse de lichen pour en faire un matelas bien douillet,  que le Merle bleu a choisi des brins de foins qu'il a tissé avec beaucoup d'habileté et que le Troglodyte a rempli la cabane de petites branches pour y placer au milieux, une coupe d'herbes fines. 

Dans les arbres ou arbustes, on trouvera facilement un nid de Merle d'Amérique avec une couronne de glaise ou de boue.  Un nid de Parulines ou de Bruants fabriqué d'herbes fines et habilement caché, souvent tout près de la maison.  Les Viréos suspendent leur nid dans une fourche de branches alors que le Colibri utilisera du fil d'araignée pour faire son nid juste un peu plus gros qu'un dé à coudre et difficile à trouver.  Les Pics ont creusé dans les arbres morts ou à bois tendre. 

Dans les falaises de terres ou de sable, pas faciles à voir et malheureusement en diminution, les Hirondelles des sables nous ont toujours fasciné par leur habileté à creuser des trous de 40 à 50 cm de profondeur.  Le Martin-pêcheur est aussi un oiseau qui sait bien cacher sa nichée dans un tunnel très profond le long des cours d'eau. 

Dans les champs et zones marécageuses, les Carouges, les Pluviers, les Bécasses, les Chevaliers et même les Canards nous laissent des nids qui ne résisteront pas à l'hiver ce qui n'est pas le cas des grands échassiers comme les Hérons qui utiliseront le même nid plusieurs années.   

Pour identifier les nids, on peut en prendre une photo, s'informer auprès d'un membre du club d'ornithologie ou consulter un livre comme :  
Birds'Nests  par Hal H. Harrison, de la série Peterson Field Guide,  Édité par Roger Tory Peterson,  1987  

Gérald Gauthier   =================  fin de la chronique  ===========   Retour au menu