Les oiseaux des Laurentides   --   Chronique 73

Roselin familier : Carpodacus mexicanus, House finch
Famille des Fringillidés : Dur-bec, Bec-croisé, Chardonneret, Gros-bec, Sizerin, Roselin
140 espèces dans le Monde, 15 en Amérique du Nord, 12 au Canada et 10 au Québec.

Identification 
(Photo : Marcel Gauthier)
Ce petit granivore est un oiseau très abondant et familier dans l’Ouest américain et au Mexique. Dans les années 30, il était vendu comme oiseau en cage à New-York. En 1940, les oiseleurs illégaux durent relâcher leur cargaison pour éviter l’amende. Avec les années, à raison de 3 couvées par année, le Roselin familier se répandit dans tout l'Est américain et son expansion l'a conduit au Québec où l'on remarque sa présence depuis une vingtaine d'années. Il est très attiré par les mangeoires souvent en compagnie du Roselin pourpré, son cousin. Le mâle a des sourcils, un front et une bavette rouge orangé. Son dos et son ventre sont bruns, striés de brun plus clair. Les femelles et les jeunes posent un défi d'identification car elles ressemblent aux femelles de plusieurs bruants et au Tarin des pins, elles sont toutes chamois, striées de brun.


Habitat et nidification

On dit de lui qu'il est devenu un oiseau de ville et de banlieue. On le verra dans le feuillage des arbres de parcs, des jardins, des terrains de golf, des grands espaces où il se nourrit de bourgeons, de graines, de baies et d’insectes, mais aussi sur le sol. Il viendra aux mangeoires car c’est un amateur de tournesol et de colza. Il fera son nid dans un conifère avec des brindilles, de l’herbe et des radicelles. L’intérieur est garni d’herbes fines et de poils. La femelle assure seule l'incubation des 4 ou 5 œufs bleus pendant 13 jours. Les petits sont nourris au nid par les deux parents pendant 15 jours. En octobre, ils nous quittent pour le centre des États-Unis.


Comportement

Le Roselin familier se tient presque toujours en petits groupes et souvent avec des Roselins pourprés. Le mâle est voyant et chante souvent. Il émet un gazouillis aigu, varié et riche, plus long et plus complexe que celui de la femelle. Les études démontrent que plus le mâle est rouge, plus il attire les femelles. La couleur rouge du plumage dépend de la nourriture et des pigments de carotène ingérés au moment de la mue. La femelle préfère un mâle au plumage rouge, parce qu'il serait davantage capable de trouver assez de nourriture pour élever des poussins. On parle alors d'une sélection sexuelle qui favorise la reproduction. Le paon en est un exemple typique.


Gérald Gauthier  
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