Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 75

Butor d'Amérique,
Botaurus lentiginosus, American Bittern
Famille des Ardéidés : Hérons, aigrettes, bihoreaux,
butors…
65 espèces dans le Monde, 12 en Amérique du Nord, 7 au Canada et 6 au Québec.
Identification
(Photo : David Chauvin)
Voici l'oiseau qu'on entend d'abord. En effet, le son grave d'une pompe qui
répète plusieurs fois "Oum-pak-lounk" attire l'attention et nous
permet souvent de le découvrir. Le Butor d'Amérique, très discret se cache
dans les herbes hautes des marais, des étangs ou des ruisseaux. De la même
famille que le héron, son corps brun est plus trapu et son cou moins effilé.
Des bandes et des rayures brunes s'étendent du cou jusqu'au bas du ventre. En
vol, on verra le bec et le cou tendu à l'horizontale et le bout des ailes
pointues, de couleur plus foncée. En période de nidification, en avril
jusqu'en juin, des touffes de plumes blanches apparaissent sur ses épaules. Il
niche partout au Canada et aux États-Unis et il est au Québec d'avril à
novembre.
Habitat et nidification
Contrairement au Héron, le Butor niche en solitaire. Bien caché parmi la
végétation, il construit une plate-forme avec des quenouilles, des branches et
de l'herbe juste au dessus ou près de l'eau. La femelle y pond 4 à 6 oeufs
qu'elle couve, seule 28-29 jours. La ponte se fait à tous les 2 jours et comme
la couvaison débute avec le premier œuf, les jeunes n'auront pas le même age
au nid. Deux semaines après l'éclosion, les petits quittent le nid et sont
nourris par les parents de petits poissons, grenouilles, écrevisses, petits
mammifères et insectes. Il fréquente aussi les champs pour se nourrir de
sauterelles et de souris. En novembre, ils nous quittent tous ensemble pour
passer l'hiver au sud des Etats-Unis, en Amérique centrale, jusqu'au Panama.
Comportement
Le Butor ne se perche jamais dans les arbres. Il est si difficile à repérer
dans les herbes qu'il peut être à moins de 2 mètres sans qu'on le voie. Il se
tient immobile, le bec pointé en l'air, souvent il va même osciller son cou au
même rythme que les plantes environnantes pour se confondre à la végétation.
Si on s'approche trop, il fuit avec un cri "kok, kok, kok". Depuis 30
ans, on note un déclin de l'espèce partout en Amérique. La disparition des
milieux humides, les neiges et les pluies acides sur sa nourriture et les
pesticides en seraient les principales causes. Il est toujours présent dans les
Laurentides, près de nombreux lacs. Il suffit d'aller près des ruisseaux, des
marais, dans le Parc du Mont-Tremblant ou pour le voir nicher, au Lac Héron.
Gérald Gauthier =================
fin de la chronique =========== Retour
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