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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 80
Bruant à couronne blanche,
Zonotrichia leucophrys,
White-crowned Sparrow
Sous-famille des Emberizinés :
Tohi, junco, bruants...
300 espèces dans le monde, 46 en Amérique, 29 au Canada et 20 au Québec.

Identification
Photo Michel Lamarche
Voici un autre petit oiseau brun, comme le Bruant fauve et le Bruant hudsonien,
qui nous arrive du grand Nord après avoir niché et passé l'été dans les
régions froides de la taïga. En octobre et novembre, il est donc abondant au
sud du Québec, puisqu'il est en migration. Il aime se nourrir dans les champs,
sous les mangeoires, en grattant au sol. Les mâles et les femelles sont
semblables. Ils ont une tête un peu bouffante avec trois bandes blanches sur un
fond noir. Avec sa poitrine gris clair, sa gorge blanchâtre et son bec rose,
Peterson dit de lui, qu'il est le bruant le plus élégant. Les jeunes, n'ont
pas de lignes blanches éclatantes sur la tête, mais plutôt des rayures
brun-roux et chamois et un bec encore plus rose. Son chant commence comme celui
du Bruant à gorge blanche suivi d'un trille sifflé et enroué, mais n'est pas
aussi beau.
Habitat et nidification
De novembre à mai, il habite au centre des États-Unis jusqu'au Mexique. En
mai, il retourne vers le Nord pour y faire son nid au sol, dans un buisson ou
dans des broussailles en bordures des forêts de conifères, juste en bas de la
zone arctique. Les quelques explorateurs qui ont vu son nid, disent qu'il est
fait de brindilles, de morceaux d'écorce, de mousse et de lichen. L’intérieur
est tapissé d'herbes fines ou de poils. La femelle assure seule l'incubation
des 4 œufs pendant 12-13 jours. Le mâle la nourrit pendant ce temps. A la
naissance, les petits sont nourris par les deux parents qui le feront encore
pendant 25 jours après la sortie du nid. Ce bruant vit environ 12 ans.
Comportement
Au sol, il se fait remarquer en sautant par en arrière pour remuer les feuilles
avec ses deux pattes et ainsi capter les graines et les insectes. Son aire de
nidification étant très au nord, il n'est pas dérangé par les activités
humaines ou les prédateurs qui se promènent au sol comme les chats, les
écureuils ou les ratons laveurs. De plus, la déforestation, le défrichement
agricole et la présence de nombreuses mangeoires, le favorisent pour trouver sa
nourriture. Il n'est donc pas considéré en déclin important. A l'automne,
pour l'observer, il suffit d'aller dans les terrains vagues, les champs, les
parcs, les zones gazonnés et autour des mangeoires. Lors de la migration
et sous les mangeoires, on le verra toujours en groupe de jeunes et d'adultes.
Gérald Gauthier =================
fin de la chronique =========== Retour
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