Les oiseaux des Laurentides
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Chronique 90
Pic flamboyant
Colaptes auratus, Northern Flicker
Famille des Picidés : Monde 215, Amérique 22, Canada 14 et au Québec 9
espèces.
Grand pic, mineur, maculé, tridactyle, à tête rouge, à dos noir, chevelu, à
ventre roux, flamboyant
Identification Photo : Luc Germain,
http://lgpix.com
Voici le pic que l'on voit souvent au sol. Une
raison bien simple, il adore les fourmis. On remarque alors son dos brun barré
de noir avec un dessous blanc chamois tacheté de noir. Le cou et la calotte sont
grise tacheté avec un croissant rouge en arrière de la calotte. Les deux ont une
bavette noire en croissant et signe distinctif, le mâle porte une moustache
noire bien évidente. On remarque son vol onduleux, on voit alors le dessous des
ailes et de la queue jaune doré et un croupion blanc bien particulier, qui
facilite son identification. Le pic flamboyant mesure de 32 à 36 cm, donc plus
gros que le geai bleu. Pour déterminer son territoire et attirer les femelles,
il émet des ké, ké, ké, ké, ké forts qu'il répète des dizaines de fois dans
l'heure.
Habitat et nidification
On le rencontre partout en Amérique du Nord, de la limite des arbres au nord du
Canada jusqu'au Mexique. Contrairement aux autres pics, le pic flamboyant du
Canada migre vers le centre des États-Unis jusqu'en Floride La migration
d'automne se fait habituellement en octobre et c'est en avril qu'il nous revient
pour nidifier au Québec. Le pic flamboyant est monogame et s'accouple pour la
vie après une parade nuptiale et des hochements de tête Le couple prend d'une à
trois semaines pour excaver un nouveau nid. Selon les recherches, le mâle y
consacre plus de temps que la femelle. Au début de mai, la femelle y pond 6 à 8
oeufs et l'incubation dure 11 ou 12 jours. Les deux parents couvent à tour de
rôle. Vers l'âge de 25 à 28 jours, les jeunes quittent le nid. Ils seront
dépendants des parents pendant deux ou trois semaines.
Nourriture et comportement
Le Pic flamboyant se tient près des forêts
contenant des arbres feuillus, il préfère les endroits ouverts en campagne ou
dans les banlieues où il y a des arbres. On le voit souvent dans les parcs, les
bosquets, les forêts claires, les jardins ou les fossés du bord des routes
rurales où il cherche sa nourriture. Les fourmis constituent 50% de son
alimentation. Avec sa longue langue couverte d'une substance visqueuse et
gluante, produite par les glandes salivaires, il attrape aussi plusieurs
insectes (larves, scarabées, punaises, chenilles, araignées) dans les crevasses
et les fentes des arbres. A l'automne, il devient friand des fruits du cerisier.
Il est considéré encore assez abondant au Québec, bien que l'étourneau
sansonnet, lui fasse une forte compétition pour les sites de nidification. Il
revient nous voir à tous les ans, pendant 9 ans.
Gérald
Gauthier ================= fin de la chronique
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