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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 95
Jaseur boréal Bombycilla
garrulus, Bohemian
waxwing
Famille des Bombycillidés
Monde 3, Amérique 2, Canada 2, Québec 2
Jaseur d'Amérique et Jaseur boréal
Identification ( Photo
: Michel Lamarche)
Le Jaseur boréal, vit dans tous les pays sous le cercle polaire, de la
Scandinavie au Canada. Il est visible en Europe et en Amérique surtout en
hiver, dans les arbres fruitiers. Le Jaseur boréal ne chante pas, il crie un
zriii aigu autant en vol que dans les arbres. De la taille d'un Merle bleu,
on le reconnaît facilement par sa teinte gris-beige légèrement rosée, une
huppe, des pointes de cire rouge et blanche sur les rémiges et le bout de la
queue jaune comme trempée dans un pot de peinture. On pourra aussi remarquer
son masque noir et ses sous-caudales rousses. Mâles et femelles sont
identiques, peu farouches, on peut les approcher facilement.
Habitat et nidification
La majorité des Jaseurs boréaux vivent en permanence au Nord du Canada, dans
les forêts de conifères de l'Ouest canadien, Selon des cycles, difficiles à
prévoir, des quantités importantes se déplacent vers l’Est certains hivers.
Au Québec, cette année, il est très abondant et signalé par centaines le long
du fleuve. Sa nidification n’est observée que par quelques explorateurs qui
se rendent au Nord, tard au printemps, à la mi-juin. Ils découvrent alors le
nid du jaseur boréal, en forme de coupe, construit dans un grand conifère
isolé. Ils peuvent voir le jaseur boréal mâle offrir à la femelle une baie,
un pétale ou une nymphe de fourmi, que les oiseaux se redonnent tour à tour
sans jamais l'avaler. La femelle y couve ses 4 à 6 oeufs pendant environ deux
semaines. Les deux parents nourrissent par régurgitation d'insectes, de
cerises et de baies. À la sortie du nid, ils continuent de les nourrir encore
pendant trois semaines.
Nourriture et comportement
Le jaseur boréal se déplace en grandes bandes, parfois plus de 10 000
individus. Pour se nourrir, il suit les cycles naturels, passant des insectes
aux fruits, suivant l'abondance des uns ou des autres. En hiver, on peut les
observer lorsqu’ils descendent vers nos régions pour se régaler dans nos
arbustes qui ont gardé leurs fruits. Heureux ceux qui ont planté des
sorbiers, pimbinas, vinaigriers, pommetiers, viornes, cormiers, car ils les
verront sûrement. Certains les attirent à la mangeoire en leur offrant des
fruits séchés et des baies, les chanceux...
Gérald Gauthier
================= fin de la chronique ===========
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