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Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 96
Chouette épervière :
Surnia ulula, Northern Hawk Owl
Famille des Strigidés
:
Monde 161 espèces, Amérique 18, Canada 15 et
Québec 10.
Grand duc, Petit duc, Harfang, Hibou, Nyctale, Petite Nyctale, Chouette
Lapone, rayée, épervière
Identification
(Photo : Pierre Bannon)
La Chouette épervière, de la taille d'une corneille, ressemble à un épervier
avec sa longue queue et ses ailes pointues. On peut la voir assez facilement
puisqu'elle chasse le jour et se perche toujours au sommet des arbres ou sur
des hauts fils. Elle agite alors la queue comme fait la Crécerelle. De plus,
elle est la seule à faire du vol sur place pour repérer sa proie. Elle ne
craint pas l'homme, on peut donc l'approcher et bien l'observer aux jumelles.
On remarquera alors, ses petits yeux jaunes, son bec courbé comme celui d'un
faucon et les plumes qui couvent ses griffes. Comme plusieurs strigidés, en
février et mars, la migration vers les proies plus abondantes du sud nous
permettra de la voir près des forêts de conifères, dans les milieux ouverts
le long des routes et des champs.
Habitat et nidification
Elle habite les forêts de conifères et de feuillus de l’Amérique du Nord à
partir de l’Alaska jusqu’au Labrador. Lorsqu’elle vient plus au sud en hiver,
elle favorise les milieux dégagés. Comme la plupart des strigidés, la
Chouette épervière ne construit pas de nid, elle utilise celui d’autres
espèces d’oiseaux, l’Autour, la Buse à queue rousse ou le Corbeau. Elle peut
aussi utiliser une souche, le sommet d’un arbre mort tronqué ou de vieux
trous de pic. La femelle assume seule la couvaison des 5-7 oeufs, pendant 25
à 30 jours. Le mâle nourrit la femelle pendant ces 4 semaines. Pendant le
premier mois, les jeunes sont nourris par le couple. Ils quittent le nid mais
restent dans le voisinage et dépendent des parents pour encore deux mois
avant l'indépendance totale.
Nourriture et comportements
Son régime alimentaire se compose surtout de petits rongeurs comme les
campagnols, souris, et lemmings, quelques fois, elle y ajoute des écureuils,
des amphibiens et des oiseaux. Elle a une excellente vision diurne. Elle
plonge sur sa cible, les serres pointées vers l’avant et retourne vers son
perchoir pour déguster sa proie ou transporte sa nourriture vers une cache,
utile plus tard. En général, elle passe l'année au Nord de l'Amérique et
résiste au froid grâce à son plumage épais. Ses déplacements en hiver sont
toujours reliés à l'abondance des proies. Elle peut s’éloigner de centaines
de kilomètres de son milieu habituel pour se nourrir dans les zones habitées
au sud du Québec. Pendant quelques mois, elle habite le sud du Québec. On
peut donc la voir...
Gérald Gauthier
================= fin de la chronique ===========
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