Identification
(Photo
Pierre Bannon)
Une paruline des forêts qu'on entend facilement. Il faut cependant des
jumelles pour la voir car elle se tient en hauteur, juste en dessous de la
cime des arbres. On remarquera alors le front et les côtés de la face jaune
vif. Le haut de la poitrine, la gorge et le menton du mâle sont noirs. On
voit aussi des stries noires sur les côtés du corps et ses ailes comportent
deux bandes alaires blanches. Elle est assez commune dans divers types de
forêts. Elle préfère cependant les boisés de conifères. Avec son petit bec
court et pointu, elle se nourrit d'insectes qu'elle saisit sur les feuilles
des arbres. La femelle ressemble au mâle en plus terne avec un menton
jaunâtre. Son chant, au moment de la reproduction, le fameux "zi, zi, zi, zi,
zou, zi", nous aide à l'identifier.
Habitat et nidification
Au Canada, elle niche à partir du Manitoba jusqu'à Terre-Neuve. Aux
États-Unis, elle vit dans les États de l'Est à partir des Grands Lacs. Au
Québec, on la voit dans les boisés de conifères mêlés de bouleaux ou de
peupliers formant des boisés clairs. Elle fait son nid de 6 à 10 mètres du
sol. Elle forme une coupe en tissant des brindilles, des bouts d'écorce et
des brins d'herbe. L'intérieur est tapissé de plumes et de poils. La femelle
assure seule l'incubation des 4 ou 5 œufs pendant 12 jours. A la naissance,
les petits sont nourris par les deux parents qui le feront aussi pendant 2
semaines après la sortie du nid. En septembre, ils descendent tous pour
l'hiver en Amérique centrale, du Mexique jusqu'au Venezuela, certaines iront
à Cuba, en République ou en Haïti.
Comportement
La Paruline à gorge noire est peu infestée par le vacher qui
occasionnellement pond dans son nid. Cet œuf est couvé et le petit vacher qui
grandit plus vite que les autres, les jette en bas du nid. Il contribue aux
difficultés de la paruline. Fait à noter, le mâle possède deux chants selon
qu'il courtise sa belle ou qu'il guette et défend son territoire.
Pendant toute la durée de la nidification, le mâle
continue de faire le guet des autres males. Il chante des centaines de fois
par jour pour s'imposer et désigner sa propriété. On entend alors "zou, zi,
zou, zou, zi". La paruline mange plusieurs variétés d'insectes mais préfère
les chenilles "mangeuses de feuilles". Pour la voir, il faut aller dans des
forêts de conifères ou dans les boisés en regain, plus nombreux à cause de
l'abandon des terres agricoles. Nos chances sont meilleures dans les milieux
non perturbés.
Gérald Gauthier
================= fin de la chronique ===========
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