Les
oiseaux des Laurentides
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Chronique 99
Paruline à gorge orangée : Dendroica fusca,
Blackburnian Warbler
Famille des Parulidés, sous-espèce des Embérizidés
115 espèces dans le Monde, 55 en Amérique du Nord, 37 au Canada et 27 au
Québec.
Identification (Photo : Michel Lamarche)
(www.findnature.com)
Un oiseau très coloré qu'on prend plaisir à voir dans nos forêts. On
remarquera le mâle, un oiseau noir et blanc avec une calotte et une gorge
d'une couleur orange feu. Il a aussi une rayure noire au bord de la calotte
et sur l'œil et une grande tache blanche sur la partie haute de l'aile
(tectrice). La femelle plus pâle, a une gorge jaune et des raies jaunes sur
la tête en plus de raies pâles sur un dos gris foncé ou brunâtre. Avec son
bec pointu, elle se nourrit d'insectes qu'elle saisit sur les feuilles et les
branches des arbres. Son chant, aigu et métallique contient des "zip zip zip
zip" et se termine par un ziîîîî très aigu, on dirait un bourdonnement. Comme
plusieurs parulines, elle préfère les boisés de conifères.
Habitat et nidification
Au Canada, elle niche à partir du Manitoba jusqu'à Terre-Neuve. Aux
États-Unis, elle vit dans les États de l'Est à partir des Grands Lacs. Au
Québec, on la voit partout dans les boisés où poussent les résineux. Elle
fait son nid très haut, de 10 à 15 mètres du sol, parfois 25. Elle forme une
coupe en tissant des brindilles, des bouts d'écorce et des brins d'herbe.
L'intérieur est tapissé de plumes, de poils et de fils d'araignée. La femelle
assure seule l'incubation des 4 œufs pendant 12 jours. A la naissance, les
petits sont nourris par les deux parents qui le feront aussi pendant 2
semaines après la sortie du nid. En septembre, les parulines font une longue
migration périlleuse pour aller passer l'hiver en Amérique centrale et en
Amérique du Sud, du Guatemala jusqu'au Pérou et en Bolivie.
Comportement
La Paruline à gorge orangée est occasionnellement infestée par le Vacher qui
pond dans son nid. Le petit Vacher grandit plus vite que les autres et les
jette en bas du nid. Cela contribue au déclin des parulines. Elle
mange plusieurs variétés d'insectes nuisibles aux arbres mais préfère les
chenilles des "tordeuses d'épinettes". Les coupes forestières qu'elles soient
intenses ou par bandes de même que les feux de forêts entraînent une baisse
importante de l'espèce en supprimant les insectes. Pour la voir, il faut
aller dans des forêts de feuillus où l'on trouve des conifères matures car
elle s'installe souvent à la cime des arbres. Nos chances sont meilleures
dans les forêts mixtes non perturbées.
Gérald Gauthier ================= fin de la chronique =========== Retour au menu